Les pluies diluviennes exceptionnelles du 30 mai 2026 ont provoqué la désolation un peu partout dans notre entité : coulées de boue, caves inondées, matériel bon à jeter, … et beaucoup de travail pour tout réparer.
Depuis plusieurs années, la Province a fait de la lutte contre les inondations une de ses priorités en construisant des ouvrages de retenue des eaux.
Ainsi en 2019 fut construite sur le ruisseau le Gentilsart, en contrebas de la ferme de Gentissart, une première Zone d’Expansion de Crue (ZEC). Une digue avec en son milieu un goulot d’étranglement permet de retenir en aval jusqu’à 27.000 m3. Une vanne sert de régulateur pour contrôler l’écoulement de l’eau vers le centre du village. L’ouvrage avait déjà servi à plusieurs reprises et a déjà prouvé son efficacité par le passé. Cette fois, en raison du caractère exceptionnel de l’orage, et même si cela aurait pu être pire sans cette digue de protection, l’ouvrage ayant en effet permis de retenir efficacement 30.000 m³ lors de cet évènement, soit sa capacité maximale, l’ouvrage n’a pas pu faire face seul à l’ampleur du phénomène. .
C’est ainsi qu’un deuxième ouvrage du même type est cours de construction sur la Thyle, dans la plaine du Moulin d’Hollers. En cas d’inondation, une digue en terre et herbagée d’une hauteur de 2 m pourra retenir sur une superficie d’environ 2,5 hectares 25.000 m3 d’eau dans la prairie en amont, une solution paysagère qui protège la beauté naturelle du site. Ces deux ouvrages provinciaux, en agissant de manière conjointe, permettront de réduire significativement le risque d’inondation par débordement de cours d’eau à Villers-la-Ville et dans les villages situés à l’aval.
Toutefois, même si ces ouvrages sont efficaces et permettent de limiter le risque, ils ne peuvent pas le supprimer. Pour faire face au changement climatique et au risque de plus en plus élevé d’être confronté à des épisodes extrêmes, des mesures complémentaires sur le territoire doivent prendre place, notamment pour limiter le ruissellement, très intense lors de ce dernier évènement, favoriser l’infiltration ou encore rendre l’habitat plus résilient.

